Sujets variés en fonction d'événements parfois inattendus. Mon blog est apolitique et non confessionnel
Une fois de plus, ce dimanche après-midi avait débuté sous le signe de la convivialité, avec des membres de notre famille que nous affectionnons beaucoup.
Nos cousin et cousines étaient venus pour le goûter. Ce dernier terminé, j’avais obtenu (non sans mal, et avec la promesse de me tenir tranquille) l’autorisation exceptionnelle d’aller m’amuser, dans la rue, avec mes petites cousines. Il est vrai que notre studio exigu, avait du mal à contenir 9 personnes dont 4 enfants et surtout moi, intenable dans un rayon d’action trop restreint. Gigi, étant une jeune femme, faisait partie des adultes et était restée avec eux. Domino, alors bébé, se faisait pouponner par maman.
Josi, était entrée dans le domaine de l’adolescence. A ce titre, on lui avait confié la responsabilité de sa soeur et de sa turbulente petite cousine.
Il faisait très beau ce jour là. La façade de l’immeuble donnant sur la rue Leriche (celui où nous habitions donnait sur la cour), était en ravalement; les échafaudages étaient encore en place, ainsi qu’un grand tas de sable occultant la fenêtre de l’appartement du rez-de-chaussée. Echappant à la surveillance de ma grande cousine, sans qu’elle n’ait eu le temps de réagir, je grimpai à l’échafaudage jusqu’au 1er étage. Je ne sais plus par quel hasard je me suis retrouvée un étage plus bas - peut-être avais-je glissé, ou avais-je eu un vertige - toujours est-il que je trônais sur le tas de sable, au grand désarroi de Josi, se culpabilisant d’avoir failli à la tâche qui lui avait été confiée, et à l’ahurissement de ma petite cousine Mimi. Pas du tout fière de moi, j’implorai ma cousine responsable de ma personne, de se taire puisque, de toute manière, je sentais que je n’avais rien de cassé, et que tout allait pour le mieux ! (ce qui était faux car j’avais les membres endoloris). Tout en grimaçant, tant bien que mal, je suivis mes petites parentes pour revenir au studio. Arrivées là, bien sagement Josi et Mimi s’installèrent près de leur soeur aînée et moi, derrière mes parents, assise sur l’extrême bord du divan - car j’avais vraiment mal aux fesses! - et les mains croisées sur mes genoux (pour qu’on ne puisse pas voir qu’ils s’étaient couronnés dans ma chute!). Au bout d’un moment, notre mère, intriguée par mon étrange silence me dit “Tu es malade Tatou ? on ne t’entend pas toi d’habitude si bavarde !”, jetant un rapide coup d’oeil à mes cousines - qui ostensiblement fixaient la pointe de leurs souliers - je compris qu’elles n’allaient pas “cafter” - je rétorquai donc “Non, maman, je suis simplement un peu fatiguée et je n’ai pas envie de parler”. Le soir, je dînai très peu, prétextant toujours la fatigue, en fait, j’avais plein de courbatures !. L’instant crucial arriva ; maman m’aidait toujours à me déshabiller. Je refusai catégoriquement, estimant que j’étais maintenant assez grande pour agir seule, mais.. je ne pouvais hélas me soustraire à la vue de mes parents puisque nous n’avions qu’une pièce nous servant de chambre et de salle à manger. C’est avec stupeur que ceux-ci constatèrent le nombre impressionnant de bleus maculant mon petit corps. Réaction immédiate de papa : une bonne taloche pour m’apprendre à obéir.