Sujets variés en fonction d'événements parfois inattendus. Mon blog est apolitique et non confessionnel
La journée avait bien commencé; nous fêtions les 20 ans de ma petite soeur.
Le temps se maintenait, sans pluie, et beaucoup de nos parents et amis étaient déjà arrivés à la salle de réception que nous avions louée aux Buttes Chaumont.
Notre mère et moi, formions l’arrière-garde car il nous fallait apporter divers objets tels que: électrophone, disques, caméra etc...
Nous venions d’entrer dans le monte charge et l’engin commençait sa descente quand, par caprice sans doute, il décida de s’arrêter là, entre le 2è et le 1er étage. A l’époque, il n’y avait pas de système d’alarme. De toute façon, les gardiens étaient absents en ce dimanche.
Le moment de surprise passé, curieusement, nous n’avons pas paniqué et nous avons pris le parti d’en rire, nous remémorant les histoires de Robert Lamoureux dans “Papa, Maman, la bonne et moi” - le père enfermé dans les wc, lisant les pages de l’annuaire en attendant qu’on le libère - les blagues à la mode des snobs “Gérard” et “Marie-Chantal coincée dans l’ascenseur”. Moi, j’étais Chantal tout court, mais qui se trouvait marrie d’être dans cette situation avec sa mère!... Si l’appareil avait été complètement clos, nous aurions trouvé cela moins drôle; en outre, derrière sa porte - à claire-voie constituée de croisillons de bois et de fer que l’on rabattait en poussant vers le côté droit - nous ressemblions plutôt à deux perruches en cage!.
Au bout d’un moment, notre bavardage ainsi que nos rires - et suite à nos boutades dans le genre “s’il y avait une prise, nous pourrions brancher l’électrophone, écouter des disques et danser (quoique l’espace soit assez restreint) - attirèrent l’attention d’un monsieur qui attendait l’arrivée de l’engin au rez-de-chaussée. Il monta par l’escalier jusqu’au 1er étage, et nous trouva en “suspension” dans notre volière, à environ 80cm du sol dudit étage. A force de persévérance, il arriva à ouvrir la porte palière et nous aida à sauter à terre.
Encore amusées par notre aventure, nous arrivâmes aux Buttes Chaumont. Le taxi nous déposa devant la porte de la salle de réception d'un restaurant faisant face à l'accès du pont des suicidés où le comité d’accueil était loin d’être celui auquel nous nous attendions ; nos parents et amis avaient tous une mine consternée ce qui nous déclencha un nouveau fou rire. Pas instant, nous n’avions pensé que tous ces gens avaient pu être inquiets de notre retard.