Sujets variés en fonction d'événements parfois inattendus. Mon blog est apolitique et non confessionnel
Encore une mauvaise conduite de Tatou!
Curieusement, moi qui n'aime pas conduire, j'ai eu très jeune un volant entre les mains, non pas en raison de l'inconscience de mes parents, mais par la mienne et surtout à cause de ma satanée désobéissance.
C'était peu de temps après ma communion (cette pieuse cérémonie ne m'avait pas assagie!). Nous étions parties, ma sœur et moi, en vacances estivales avec nos parents à Saint Jean Pied de Port - au Pays Basque.
Ce jour là, le parrain de ma sœur, ainsi que ses parents, étaient venus en voiture nous rendre visite dans la petite maison que Papa avait louée. Cette maisonnette était située en haut d'une côte bordée d'un petit muret. Le tout surplombait une route - assez fréquentée - soit à environ 15 m en contrebas. L’après-midi, nos visiteurs étaient partis faire une promenade digestive en compagnie de nos parents qui m'avaient confié la garde de ma petite sœur."Quelle est jolie cette voiture, comme il serait agréable de s'y installer" me dis-je.
Mes parents m'ayant interdit de sortir, bien sûr, je passai outre ne pouvant résister à la tentation. J'entraînai ma cadette, ainsi qu'une autre petite fille plus jeune que moi. Je m'installai derrière le volant, ma petite sœur sur mes genoux, et ma camarade assise sur le siège passager."Une auto qui reste sur place, comme c'est ennuyeux !". Je desserrai donc le frein à main ; l'inclinaison de la pente étant importante, c'est rapidement que le véhicule dévala cette dernière.
Dans un moment de panique, j'attrapai le volant lui imposant un mouvement vers la gauche qui eut pour effet de faire sauter la voiture par dessus le muret. Elle se trouva ainsi en équilibre, le devant dans le vide au-dessus de la route. Avec d'infinies précautions, nous sommes arrivées à nous sortir de là. Stupeur, au retour de notre ami, de ses parents et des nôtres arrivant au bas de la côte et voyant l'auto transformée en tapecul. C'est grâce au don de persuasion du parrain, réussissant à convaincre mon père de l'inutilité de sévir, que j'ai évité une correction pourtant bien méritée !.