Sujets variés en fonction d'événements parfois inattendus. Mon blog est apolitique et non confessionnel
La Fiat, moi, ma mère et le chien loup.
Et que ça roule !
La conduite d'une voiture n'a jamais été mon activité préférée ; seule une nécessité me décide à prendre le volant. Pour décrocher le permis, il m'a fallu passer l'examen un bon nombre de fois. Je ne suis pas plus douée pour énumérer les pièces principales composant une automobile.
Lorsque j'ai acheté "Angélique", ma première voiture, j'ai craqué devant cette jolie petite Autobianchi d'un vert foncé. Nous étions parties, ma sœur, une amie et moi-même, la chercher dans un garage à Pantin. Comme je n'avais jamais conduit, seule, un véhicule, notre amie était donc venue avec nous; je me sentais un peu sécurisée. Nous avions pris place devant et ma sœur sur le siège arrière. Afin de minimiser les difficultés, Simone m'avait dit de faire le tour de Paris en passant par les boulevards périphériques. Alors que nous arrivions vers la Porte de Clignancourt, Ma cadette me dit "Il y a de la fumée derrière !". Je me retourne et ne vois rien "Arrête de plaisanter, tu n'es pas drôle !". J'étais déjà crispée par cette première expérience, c'était stupide d'en rajouter. Je redémarre et, arrivée à un autre feu rouge (ça n'était pas lui qui brûlait !) même phénomène "Ecoute, Tatou, je t'assure qu'il y a de la fumée derrière, il vaudrait mieux retourner au garage". Je me retourne, furieuse, prête à la sermonner, quand, en effet, je vois une épaisse fumée blanche s'élever à l'arrière du véhicule. C'est vraiment la peur au ventre que nous sommes revenues chez le vendeur : "Oui, oui !, nous avons bien vu, lorsque vous avez franchi le porche, qu'il y avait une importante flaque d'huile à l'emplacement où se trouvait, précédemment, la voiture. Nous avons couru derrière vous mais, trop tard, vous n'avez pas non plus entendu nos appels". Un matin, Angélique - qui avait sans doute décidé de faire la grasse matinée - n'avait pas voulu démarrer. Résignée, je pris le métro pour me rendre à mon bureau, dans une Société de Transports. J'expliquai ma mésaventure : "C'est sûrement la batterie qui est à plat !" me dit une collègue, "Vous n'avez qu'à la prendre à midi, quand vous rentrerez déjeuner chez vous, et nous l'apporter. Nous la mettrons à charger jusqu'à votre départ, ce soir" ajoute un des chauffeurs. J'avais demandé où se trouvait cette batterie - en outre, je n'avais aucune notion de son aspect - "Cela dépend où est placé le moteur : soit à l'avant, soit à l'arrière". Le midi, de retour chez moi, je me précipite à ma voiture, je fais une inspection minutieuse - rien ! -. Je déjeune et repars au travail "Alors ?, vous n'avez pas amené votre batterie?" me demanda-t-on, étonné, "Non, non, j'ai bien regardé partout ; il n'y a pas de batterie !!!" affirmai-je avec aplomb!.
Quand je me suis séparé d'Angélique, un garagiste me fit voir certains éléments essentiels de la Fiat que je venais de lui acheter. "Il faut contrôler, ici, le niveau d'huile" me dit-il en extirpant la jauge "Vous voyez, là, vous avez des petites encoches sur le côté, il ne faut pas que le niveau d'huile soit en dessous de celle-ci" ajouta-t-il.
Je pars, le véhicule était rutilant de propreté, les vitres impeccables - pas non plus la moindre trace de saleté sur celles des portières. J'étais très fière car je me rendais au repas de fin d'année offert par notre P.D.G. Arrivée au niveau des pistes de l'aéroport du Bourget, je me dis "C'est pas croyable ce qu'il fait froid dans cette voiture ! J'ai pourtant mis le chauffage, et il y a toujours un épouvantable courant d'air glacial (il y avait d'ailleurs du verglas, ce jour là, dans les caniveaux)". A ce moment, j'ai réalisé que les vitres pouvaient être propres ! le garagiste avait simplement oublié de relever toutes celles des portières.
Quelques temps après, je dis à ma sœur "Le garagiste m'a dit de surveiller l'huile, il faut certainement que j'en ajoute, tu viens avec moi ?". Puis, je l'entraîne à la pharmacie où je demande "Je voudrais un compte-goutte, s'il vous plait, Madame" "Pour quelle sorte de gouttes ? des huileuses?" . Décontenancée, je lance un regard interrogateur à ma cadette qui me fait un signe affirmatif "Oui, pour des huileuses, mais que le compte-goutte soit assez long!".Heureusement que je n'ai pas dit à la pharmacienne que c'était pour ajouter de l'huile à ma voiture, pensant - à l'époque - que l'opération se faisait par l'orifice où se trouvait la jauge!.
Curieusement, moi qui n'aime pas conduire, j'ai eu très jeune un volant entre les mains, non pas en raison de l'inconscience de mes parents, mais par la mienne et surtout à cause de ma satanée désobéissance .
C'était peu de temps après ma communion (cette pieuse cérémonie ne m'avait pas assagie!). Nous étions parties, ma sœur et moi, en vacances estivales avec nos parents à Saint Jean Pied de Port - au Pays Basque. Ce jour là, le parrain de ma sœur, ainsi que ses parents, étaient venus en voiture nous rendre visite dans la petite maison que Papa avait louée. Cette maisonnette était située en haut d'une côte bordée d'un petit muret. Le tout surplombait une route - assez fréquentée- soit à environ 15 m en contrebas. L'après-midi, nos visiteurs étaient partis faire une promenade digestive en compagnie de nos parents qui m'avaient confié la garde de ma petite sœur. "Quelle est jolie cette voiture, comme il serait agréable de s'y installer" me dis-je. Mes parents m'ayant interdit de sortir, bien sûr, je passai outre ne pouvant résister à la tentation. J'entraînai ma cadette, ainsi qu'une autre petite fille plus jeune que moi. Je m'installai derrière le volant, ma petite sœur sur mes genoux, et ma camarade assise sur le siège passager. "Une auto qui reste sur place, comme c'est ennuyeux !". Je desserrai donc le frein à main ; l'inclinaison de la pente étant importante, c'est rapidement que le véhicule dévala cette dernière. Dans un moment de panique, j'attrapai le volant lui imposant un mouvement vers la gauche qui eut pour effet de faire sauter la voiture par dessus le muret. Elle se trouva ainsi en équilibre, le devant dans le vide au-dessus de la route. Avec d'infinies précautions, nous sommes arrivées à nous sortir de là. Stupeur, au retour de notre ami, de ses parents et des nôtres arrivant au bas de la côte et voyant l'auto transformée en tapecul. C'est grâce au don de persuasion du parrain de ma sœur, réussissant à convaincre mon père de l'inutilité de sévices, que j'ai évité une correction pourtant bien méritée !.