Sujets variés en fonction d'événements parfois inattendus. Mon blog est apolitique et non confessionnel

Des puces et des billets de banque
A l'époque, les cartes à puce et l'argent blanchi n'existaient pas (tout au moins à ma connaissance) mais on pouvait, ainsi que je vais vous le démontrer plus loin avoir des puces à la carte ou à volonté, ainsi que des billets.....lavés .
Nous étions en Été, après les vacances en Ariège, j'avais dû rentrer plus tôt que ma famille pour reprendre le travail. Arrivée devant la loge de la concierge, je posai mes bagages, et pris le courrier en souffrance dans notre casier. Je jetai un coup d'œil et quelle ne fut pas ma surprise en lisant une carte de félicitations émanant du parrain de notre père pour la naissance de mon fils "Philippe" dont je ne me rappelais absolument pas avoir accouché ! (ou peut-être dans une crise de somnambulisme ? On dirait maintenant que c'est un déni de grossesse !), pourtant, lorsqu'on enfante on doit s'en souvenir !!.
Les surprises ne devaient pas s'arrêter là .. J'ouvre la porte de l'appartement; comité d'accueil: des centaines de puces minuscules, sautant de joie, sans doute de me voir revenir, me grimpent le long des jambes et sur tout le corps. Affolée, je pose mes valises et me précipite dans la salle de bains, fais couler de l'eau dans la baignoire et y jette tous mes vêtements. Je file à l'armoire de la chambre me chercher du linge de rechange. Curieusement, les puces n'avaient installé leur quartier... d'Été que dans l'entrée. Que faire devant une telle invasion?. Je n'avais pas de produit approprié. De plus, j'avais faim - rien à manger (à part les puces que j'avais la possibilité de faire cuire en brochettes !) - étant arrivée de bonne heure, il me fallait attendre l'ouverture des magasins.
Je revins à la salle de bains - 3è surprise - pour voir flotter des billets de banque à la surface de l'eau de la baignoire ; dans ma précipitation, j'avais oublié de détacher la petite pochette en tissu - où je cachais mon argent lorsque je voyageais - et que j'avais fixée à l'intérieur de ma culotte. Ayant vu récemment le film avec Marie Laforêt "100.000 Briques et des Tuiles", je décidai d'employer la même méthode de séchage de mes billets en les épinglant sur une corde à linge. Ensuite, je me préparai à franchir - téméraire - le rempart des puces et c'est en courant que j'atteignis la porte de sortie pour aller m'acheter de quoi me nourrir et surtout des "munitions" pour vaincre l'armée des bestioles.
Alors que je me trouvais au milieu du grand passage clouté, traversant la partie la plus large du Bld Macdonald, à la Porte de la Villette (à PARIS), un claquement significatif me fit comprendre que ma culotte avait relâché son étreinte. Je la sentis commencer à glisser le long de mes cuisses. Le plus discrètement possible, je réussis, d'une main (l'autre portant mon cabas avec mes provisions), et par le haut de ma jupe (encore heureux que je n'avais pas mis une robe ras du cou !) à rattraper ma culotte fuyante, et revins, tant bien que mal, à la maison.
Là, à nouveau, acte de bravoure, je franchis, toujours en courant, la barrière des puces, mais, épuisée par cette matinée mouvementée, j'allai me coucher en oubliant ma faim. Ce n'est que le soir venu que je partis à l'attaque des envahisseurs.