Sujets variés en fonction d'événements parfois inattendus. Mon blog est apolitique et non confessionnel
Ça me démange
Nous étions en pleine période des fêtes de fin d’année.
Maman et moi avions décidé d’acheter nos cadeaux pour Noël. C’est, arrivées au magasin du “Printemps”, que nous avons craqué devant le stand des perruques.
La vendeuse ne manquant pas d’arguments, loin de là, arriva à nous placer (au réel comme au figuré) une perruque sur chaque tête. C’était la mode, mais le prix en était déjà dispendieux à l’époque (surtout pour des cheveux naturels).
Le reste de nos achats étant terminé, nous reprîmes le métro.
Retour laborieux... les rames étaient bondées. De plus, c’était la sortie des bureaux.
Cependant, j’avais trouvé une place assise pour maman et je me tenais, debout, à côté d’elle. Je lui parlais quand, au bout d’un moment, je constatai qu’elle se grattait, le plus discrètement possible : au-dessus de l’oreille droite, puis, derrière celle-ci, même chose pour l’oreille gauche. Agacée de la voir ainsi faire, je lui dis “Mais qu’est-ce que tu as à te gratter de la sorte ? tu as des poux? on va te mettre de la poudre “Marie-Rose” !”. “Ne sois pas stupide !” me rétorqua-t-elle “Ça me démange, c’est intolérable ; la vendeuse, en me fixant la perruque, a oublié de retirer mes peignes et ceux-ci glissent sous cette dernière, je ne peux tout de même pas retirer ce postiche devant tout le monde !!”.
Je dus donc assister, impuissante, à sa “grattouille” tout le long du trajet.
C’est un peu tiré par les cheveux
Il faisait très froid en février 1967, mais nous fêtions les 20 ans de ma petite cousine Mimi, dans un des restaurants des Buttes-Chaumont et cela ne manquerait pas de réchauffer les cœurs.
Pour la circonstance, j’avais mis la perruque nouvellement acquise.
Beaucoup de personnes étaient déjà arrivées. Moi, je sentais une impression bizarre, comme si une de mes chaussures avait pris l’eau car mes orteils, en marchant, faisaient un petit clapotis, or, il ne pleuvait pas et le peu de pluie, tombée 48h auparavant, avait gelé dans les caniveaux.
Arrivée, avec Maman, à destination, je réalisai d’où provenait cette sensation ; je m’étais écorchée et un orteil saignait abondamment. Toutefois, après avoir tamponné avec un mouchoir jetable et mis du sparadrap, le bobo fut vite circonscrit.
Puis vint le moment de la danse, des jeux etc...
Nous nous trouvions en file indienne et jouions à “Jacques a dit...” lorsque le “maître à jouer” lança “Jacques a dit : posez la main sur la tête de la personne devant vous”.
Derrière moi se trouvait la tante Germaine : menue, bien plus petite que moi.., elle dut se hisser sur la pointe des pieds pour poser sa main sur ma tête. Au fur et à mesure que nous marchions, son bras faiblissait et “perdait de la hauteur” c’est alors que je sentis sa main s’agripper à “mes cheveux” et ma perruque.... glisser avec !.