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Parc Montsouris Découvertes des ruches et de l'apiculture au jardin partagé de l' Aqueduc dans le quartier Montsouris Jardin partagé de la place de la Garenne
A Paris, les abeilles ont la belle vie
par RFI (avec AFP)
Article publié le 17/08/2009 Dernière mise à jour le 17/08/2009 à 12:19 TU
Point besoin de faire des kilomètres ni de s’exposer aux risques d'empoisonnement par les pesticides : les abeilles trouvent une grande variété de fleurs dans la capitale où elles semblent vivre mieux qu’à la campagne.
© Collection Grand Palais, François Tomasi
Paris compte environ 300 ruches déclarées, indique l’apiculteur Jean Lacube. Dans les Jardins du Sénat, sur les toits de l’Opéra Garnier ou bien encore sur les toits du Grand palais … elles abritent des abeilles qui « trouvent en ville tout ce dont elles ont besoin », estime Sébastien de Gasquet, secrétaire général du Grand palais. Pour butiner, il leur suffit de se rendre dans les parcs et les grands jardins parisiens tels que le parc Monceau ou le parc Montsouris, les jardins des Tuileries, du Luxembourg etc.
« En zone cultivée, on produit de 10 à 20 kilos de miel par an et par ruche alors qu'en ville, on arrive à monter jusqu'à 80 à 100 kilos », précise-t-il, un paradoxe qu'il a voulu dénoncer en proposant d'installer ses ruches au Grand Palais au bord de l'immense verrière qui recouvre le bâtiment qui date de 1900, avec vue sur la Tour Eiffel et Notre-Dame. Trois ou quatre autres sont attendues pour une production espérée d'une demi tonne de miel par an au total : « Les abeilles des villes produisent 4 à 5 fois plus de miel que leurs congénères des campagnes », assure Nicolas Géant, apiculteur de la région parisienne, qui a eu l'idée de l'opération.
Des myriades de petites fleurs citadines
Dans les zones de culture, il n'y a plus de haies, ni d'arbres, ni de fleurs sur de très grandes étendues, alors qu'en ville « il y a des myriades de petites fleurs dans les jardins, sur les terrasses et les balcons, et une grande variété d'arbres dans les avenues et les parcs - tilleuls, acacias, châtaigniers, marronniers - c'est très bon pour les abeilles », explique l’apiculteur.
Certes Paris est pollué, notamment par les gaz d'échappement, reconnaît Nicolas Géant, « mais ce n'est rien par rapport aux zones cultivées où il y a beaucoup de pesticides, de fongicides ou d'engrais qui tuent en masse les abeilles ».
En ville, « il n'y pratiquement pas de pesticides »
L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) a relevé d'importantes surmortalités « dans les zones de grandes cultures (colza, tournesol, maïs) : le grand Ouest, le Sud-Ouest, l'Alsace et le Rhône ». En Europe, la surmortalité des abeilles atteint 30 à 35% depuis les années 1980, une situation due à « un ensemble de facteurs dont les pesticides », selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
En ville, « il n'y a pratiquement pas de pesticides », fait remarquer Jean Lacube, l'apiculteur responsable des 8 ruches installées à l'Hôtel de Région Ile-de-France, dans le très chic 7ème arrondissement parisien. En outre, les abeilles des villes bénéficient de températures plus douces qu'à la campagne. Elles y sont également à l'abri du redoutable frelon asiatique, lequel fait des ravages dans les colonies du Sud-Ouest de la France depuis quelques années.
Sources : RFI, et autres sites du WEB