Dimanche 22 novembre 2009






Les fables de LA FONTAINE

LA FONTAINE n'est pas l'auteur de toutes ses fables.

Jean de la Fontaire est peut-être plagieur, mais honnête!
En effet, il n'a pas caché s'être attribué un certain nombre
des fables écrites par Esope, un écrivain grec des Vlle et Vle
siècles avant  Jésus-Christ, et n'avoir fait que les "rewriter"
en vers... Résultat: sur environ 240 fables signées La Fontaine,
seules une vingtaine peuvent réellement être accréditées à
l'auteur du "Corbeau et du Renard"


L’ ÂNE ET LE CHIEN

   

Il se faut entr’aider ; c’est la loi de nature.

L’Ane un jour pourtant s’en moqua :

Et ne sais comme il y manqua :

Car il est bonne créature.

Il allait par pays accompagné du Chien,

Gravement, sans songer à rien.

Tous deux suivis d’un commun maître.

Ce maître s’endormit : l’Ane se mit à paître :

Il était alors dans un pré

Dont l’herbe était fort à son gré.

Point de chardons pourtant ; il s’en passa pour l’heure :

Il ne faut pas toujours être si délicat ;

Et faute de servir ce plat,

Rarement un festin demeure.

Notre Baudet s’en fut enfin

Passer pour cette fois. Le Chien, mourant de faim,

Lui dit : « Cher compagnon, baisse-toi, je te prie :

Je prendrai mon dîné dans le panier au pain. »

Point de réponse, mot : le Roussin d’Arcadie

Craignit qu’en perdant un moment

Il ne perdit un coup de dent.

Il fit longtemps la sourde oreille :

Enfin il répondit : « Ami, je te conseille

D’attendre que ton maître ait fini son sommeil

Car il te donnera, sans faute, à son réveil

Ta portion accoutumée :

Il ne saurait tarder beaucoup. »

Sur ces entrefaites, un Loup

Sort du bois, et s’en vient : autre bête affamée.

L’Ane appelle aussitôt le Chien à son secours.

Le Chien ne bouge, et dit : « Ami, je te conseille

De fuir, en attendant que ton maître s’éveille :

Il ne saurait tarder : détale vite, et cours.

Que si ce Loup t’atteint, casse-lui la mâchoire :

On t’a ferré de neuf ; et, si tu me veux croire,

Tu l’étendras tout plat. » Pendant ce beau discours,

Seigneur Loup étrangla le Baudet sans remède.

Je conclus qu’il faut qu’on s’entraide

L’ÂNE CHARGÉ D’ÉPONGES

ET L’ÂNE CHARGÉ DE SEL


   

Un Anier, son sceptre à la main,

Menait, en empereur romain,

Deux coursiers à longues oreilles.

L’un, d’éponges chargé, marchait comme un courrier ;

Et l’autre se faisant prier,

Portait, comme on dit, les bouteilles :

Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins,

Par monts, par vaux, et par chemins,

Au gué d’une rivière à la fin arrivèrent,

Et fort empêchés se trouvèrent.

L’Anier, qui tous les jours traversait ce gué-là,

Sur l’Ane à l’éponge monta,

Chassant devant lui l’autre bête,

Qui voulant en faire à sa tête,

Dans un trou se précipita,

Revint sur l’eau, puis échappa ;

Car au bout de quelques nagées

Tout son sel se fondit si bien

Que le Baudet ne sentit rien

Sur ses épaules soulagées.

Camarade épongier prit exemple sur lui,

Comme un mouton qui va dessus la foi d’autrui

Voilà mon Ane à l’eau ; jusqu’au col il se plonge

Lui, le conducteur et l’éponge.

Tout trois burent d’autant : l’Anier et le Grison

Firent à l’éponge raison.

Celle-ci devint si pesante,

Et de tant d’eau s’emplit d’abord,

Que l’Ane succombant ne pu gagner le bord.

L’Anier l’embrassait, dans l’attente

D’une prompte et certaine mort.

Quelqu’un vint au secours : qui ce fut, il n’importe ;

C’est assez qu’on ait vu par là qu’il ne faut point

Agir de même sorte

J’en voulais venir à ce point.

 

 

 

Par TATOU - Publié dans : Amitié/Famille de blogeurs
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Lundi 9 novembre 2009


Désolée, pas le temps de me consacrer à mon blog pour y ajouter des articles. Actuellement, je suis trop accaparée par des activités hors de la blogosphère.

La fatigue et l'âge, me font travailler au ralenti. J'espère revenir bientôt parmi vous.

Non, mes amis très chers, je ne vous oublie pas même si je ne vous mets pas de com.

Amicales pensées à tous.

Par TATOU - Publié dans : Amitié/Famille de blogeurs
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Lundi 12 octobre 2009



Ménalque (suite)

Jean de La Bruyère







Saint Vincent de Paul et la Reine Mère, Anne d'Autriche


C’est lui encore qui entre dans une église et, prenant l’aveugle qui est collé à la porte pour un pilier et sa tasse pour un bénitier, y plonge la main, la porte à son front, lorsqu’il entend tout d’un coup le pilier qui parle et qui lui offre des oraisons, il s’avance dans la nef, il croit voir un prie-Dieu, il se jette dessus *(*Le duc de Brancas se laissa réellement tomber ainsi sur la reine-mère agenouillée) la machine plie, s’enfonce et fait des efforts pour crier ; Ménalque est surpris de se voir à genoux sur les jambes d’un fort petit homme, appuyé sur son dos, les deux bras passés sur ses épaules, et ses deux mains jointes et étendues, qui lui prennent le nez et lui ferment la bouche, il se retire confus et va s’agenouiller ailleurs. Il tire un livre pour faire sa prière, et c’est sa pantoufle qu’il a prise pour ses Heures et qu’il a    mise dans sa poche avant de sortir. Il n’est pas hors de l’église qu’un domestique court après lui, lui demandant en riant s’il n’a point la pantoufle de Monseigneur. Ménalque lui montre la sienne et lui dit « Voilà toutes les pantoufles que j’ai sur moi ». Il se fouille néanmoins, et tire celle de l’évêque, qu’il vient de quitter, qu’il a trouvé malade auprès de son feu, et dont, avant de prendre congé de lui, il a ramassé la pantoufle, comme*(*comme si c’était un gant à lui, Ménalque) l’un de ses gants qui était à terre ; ainsi Ménalque s’en retourne chez soi avec une pantoufle de moins. Il a une fois perdu au jeu tout l’argent qui est dans sa bourse, et, voulant continuer de jouer, entre dans son cabinet, ouvre une armoire, y prend sa cassette en tire ce qu’il lui plaît, croit la remettre où il l’a prise : il entend aboyer dans son armoire qu’il vient de fermer. Etonné de ce prodige, il l’ouvre une seconde fois, et il éclate de rire d’y voir son chien qu’il a serré pour sa cassette*(*Ceci, au dire de Saint-Simon, arriva au Prince de Conti). Il joue au trictrac, il demande à boire, on lui en apporte ; c’est à lui de jouer, il tient le cornet d’une main et un verre de l’autre ; et, comme il a une grande soif, il avale les dés et presque le cornet, jette le verre d’eau dans trictrac et inonde celui contre qui il joue. Et dans une chambre où il est familier, il crache sur le lit et jette son chapeau à terre, en croyant faire tout le contraire. Il se promène sur l’eau, et il demande qu’elle heure il est : on lui présente une montre ; à peine l’a-t-il reçue, que, ne songeant plus ni à l’heure ni à la montre, il la jette dans la rivière, comme une chose qui l’embarrasse. Lui-même écrit une longue lettre, met de la poudre dessus à plusieurs reprises, et jette toujours la poudre dans l’encrier. Ce n’est pas tout : il écrit une seconde lettre, et, après les avoir cachetées toutes deux il se trompe à l’adresse ; un duc et pair reçoit l’une de ces deux lettres, et, en l’ouvrant y lit ces mots : Maître Olivier, ne manquez, sitôt la présente reçue, de m’envoyer ma provision de foin… Son fermier reçoit l’autre, il l’ouvre, et se la fait lire ; on y trouve : Monseigneur, j’ai reçu avec une soumission aveugle les ordres qu’il a plu à Votre Grandeur… Lui-même écrit une lettre pendant la nuit, et, après l’avoir cachetée, il éteint sa bougie*(*Comme il ferait en plein jour, après s’en être servi pour faire fondre la cire) ; il ne laisse pas d’être surpris de ne voir goutte, et il sait à peine comment cela est arrivé. Ménalque descend l’escalier du Louvre ; un autre le monte, à qui il dit : C’est vous que je cherche. Il le prend par la main, le fait descendre avec lui, traverse plusieurs cours, entre dans les salles, en sort ; il va, il revient sur ses pas, il regarde enfin celui qu’il traîne avec soi depuis un quart d’heure : il est étonné que ce soit lui, il n’a rien à lui dire, il lui quitte la main, et tourne d’un autre côté. Souvent, il vous interroge, et il est bien loin de vous quant vous songez à lui répondre ; ou bien il vous demande en courant comment se porte votre père, et, comme vous lui dites qu’il est fort mal, il vous crie qu’il en est bien aise. Il vous trouve quelque autre fois sur son chemin : il est ravi de vous rencontrer, il sort de chez vous pour vous entretenir d’une certaine chose. Il contemple votre main : Vous avez là dit-il, un beau rubis ; est-il balais ?. Il vous quitte et continue sa route : voilà l’affaire importante dont il avait à vous parler !

Par TATOU - Publié dans : Amitié/Famille de blogeurs
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Samedi 3 octobre 2009

Moi qui m'épile le menton tous les jours, j'étais loin de penser qu' Ardi,  mon arrière x4 millions d'années...grand-mère ( et celle des autres!) était aussi poilue, elle devait faire de l'hirsutisme!.

Bon week-ent à tous !
Par TATOU - Publié dans : Amitié/Famille de blogeurs
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Jeudi 24 septembre 2009
Bonjour mes amis,

Je viens vous annoncer la venue sur notre blogosphère de ma petite cousine Mimi et de son mari Sada.

Votre visite serait appréciée sur leur blog : Le blog de mimi-sada ou LES AMIS DE KIDIRA

Ce blog a déjà été visité par notre adorable et généreuse amie Jambo-africa, que je remercie chaleureusement.

Je compte sur vous sur votre soutien amical à ces "jeunes retraités" (qui ont quand même dépassé la soixantaine!)

En attendant, je vous souhaite une excellente santé et une très bonne journée.

A bientôt,

Amitiés

TATOU
Par TATOU - Publié dans : Amitié/Famille de blogeurs
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